Biographie

Yvonne Duplessis fait ses premières études à Paris. Le baccalauréat n’étant pas exigé, elle dut cependant le passer ultérieurement pour terminer une licence de lettres à la Sorbonne. Elle obtint en 1938 un diplôme d’études supérieures de philosophie (« La coloration des sensations non visuelles »). Parallèlement, une amie étudiant le symbolisme lui fit découvrir le Surréalisme. En 1939, à l’université des lettres de Montpellier, un professeur, féru de surréalisme, lui fit préparer une thèse de doctorat d’université, « Itinéraires vers une surréalité », qu’ elle soutint en 1945. Elle servit de base à son livre de la collection « Que Sais-je ? » qui en est à sa dix-huitième édition et est traduit en onze langues. Ce cheminement lui semble actuellement assez surréaliste !

Parcours

 

Yvonne Duplessis continue de se documenter sur le surréalisme devenu mouvement littéraire. Elle met ainsi à jour les rééditions de son livre. Invitée à Bucarest en 2003, elle a été étonnée de rencontrer de si nombreux surréalistes. En ce pays, l’activité surréaliste continue à s’exprimer par le truchement de livres, de poèmes… en roumain.
Un autre thème pour Yvonne Duplessis en 1950 : les expériences de parapsychologie à l’Institut métapsychique international (IMI). André Breton cite cet institut dans « L’art magique ». Ainsi, pour un des présidents de l’IMI, « le réel n’est pas le contraire de l’imaginaire, mais n’en est qu’une partie… » Yvonne Duplessis entreprit alors des recherches pour ramener à une explication physique certains phénomènes dits de clairvoyance.

 

Vers 1956, elle fit des expériences sur les interactions des radiations non visibles des couleurs avec les réactions motrices de l’organisme, qualifiées en URSS de sensibilité dermo-optique par le professeur Novomeysky en 1962, avec lequel elle a correspondu de 1975 à 1990. Grâce à une subvention américaine, à la suite d’une conférence donnée en 1975 à New York, elle a pu mettre en place un laboratoire dans sa cave.
Cette faculté, appelée d’abord « vision sans les yeux », avait intéressé Jules Romains qui fit partie en 1923 du groupe d’André Breton et surtout de celui de René Daumal, un des fondateurs du Grand Jeu, voisin du surréalisme. Quarante ans après, une hypothèse physique fut donnée à ce phénomène physique, si bien qu’on s’aperçut qu’il ne s’agissait pas à proprement parler de « vision ». Ses articles sur ses recherches lui ont valu des invitations dans des pays d’Europe ainsi qu’au Japon, au Mexique, aux Antilles. Actuellement, sa correspondance se poursuit avec l’Ukraine et l’Irlande.

En 1997, Yvonne Duplessis a été élue présidente du Centre d’information de la couleur. Elle peut ainsi présenter dans la revue « Couleur » des comptes-rendus, des articles sur les diverses expositions, ainsi que les ouvrages se rapportant au surréalisme.

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